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Chauffage et aides énergie : ce que change l’arrêté du 4 septembre 2026 pour vos travaux
17 Septembre 2026

Chauffage et aides énergie : ce que change l’arrêté du 4 septembre 2026 pour vos travaux

Un nouvel arrêté du 4 septembre 2026, publié au Journal officiel le 6 septembre et entré en vigueur le 7 septembre 2026, vient assouplir les règles autour du remplacement de certains équipements de chauffage fonctionnant avec un combustible (gaz, fioul, etc.) financés via les certificats d’économies d’énergie (CEE). En clair : si vous avez déjà bénéficié d’une aide CEE pour votre chauffage, il devient plus simple, dans de nombreux cas, de le remplacer à nouveau.

Si vous êtes propriétaire occupant, bailleur ou copropriétaire et que vous réfléchissez à changer de chaudière ou de système de chauffage, cette évolution peut avoir un impact direct sur votre projet, vos aides et, à terme, sur vos diagnostics (DPE, audit énergétique).

1. Ce que prévoit concrètement l’arrêté du 4 septembre 2026

L’arrêté du 4 septembre 2026, référencé NOR ECOR2620285A, modifie l’article 2 quater d’un précédent texte du 22 décembre 2014 qui encadre le dispositif des certificats d’économies d’énergie (CEE).

Les CEE sont un mécanisme qui permet de financer une partie de vos travaux de rénovation énergétique (isolation, changement de chaudière, pompe à chaleur, etc.) grâce aux « primes énergie » versées par les fournisseurs d’énergie.

Le nouveau texte vise un point très précis : la possibilité de remplacer des équipements de chauffage fonctionnant avec un combustible (par exemple une chaudière gaz ou fioul) qui ont déjà été valorisés dans le cadre des CEE.

Il précise notamment :

  • qu’il concerne 16 fiches d’opérations standardisées CEE, identifiées par les références suivantes : BAR-TH-06, BAR-TH-07, BAR-TH-07-SE, BAR-TH-08, BAR-TH-09, BAR-TH-09-SE, BAR-TH-51, BAT-TH-01, BAR-TH-106, BAR-TH-107, BAR-TH-107-SE, BAT-TH-02, BAT-TH-01-GT, BAT-TH-02-GT, BAT-TH-49 et BAT-TH-102 ;
  • qu’il facilite le remplacement de nombreux équipements de chauffage aussi bien dans les bâtiments résidentiels que dans les bâtiments tertiaires (bureaux, commerces, etc.) ;
  • qu’il ne s’applique pas au remplacement d’équipements fonctionnant avec un combustible dont les travaux ont été engagés avant le 1er janvier 2021.

Autrement dit, si votre équipement de chauffage a fait l’objet de travaux engagés à partir du 1er janvier 2021, et qu’il entre dans l’une de ces fiches CEE, les règles de remplacement deviennent plus souples à compter du 7 septembre 2026.

2. À qui cela s’applique et pour quels logements ?

Le texte vise les bâtiments résidentiels et tertiaires. Pour un particulier, cela concerne principalement :

  • les maisons individuelles équipées d’un chauffage au gaz, au fioul ou à un autre combustible ;
  • les appartements en copropriété, lorsque le chauffage collectif de l’immeuble est concerné par l’une des fiches CEE listées ;
  • les logements mis en location (bailleurs particuliers), dès lors qu’ils font partie d’un bâtiment résidentiel visé par ces opérations standardisées.

Les équipements concernés sont ceux qui fonctionnent avec un combustible et qui ont déjà été financés, au moins en partie, grâce au dispositif des CEE.

Exception importante : si les travaux de remplacement ou d’installation de cet équipement ont été engagés avant le 1er janvier 2021, les nouvelles facilités prévues par l’arrêté ne s’appliquent pas. Dans ce cas, vous restez soumis aux anciennes règles.

3. La tendance de fond : faciliter le renouvellement des systèmes de chauffage

En rendant plus simple le remplacement d’équipements de chauffage fonctionnant avec un combustible, l’arrêté du 4 septembre 2026 s’inscrit dans une tendance générale : encourager la rénovation énergétique et le remplacement des systèmes anciens ou peu performants.

Pour vous, cela signifie notamment :

  • une plus grande souplesse si vous avez déjà profité d’une prime CEE pour votre chauffage et que vous souhaitez à nouveau le remplacer ;
  • une possibilité de mieux adapter votre logement aux futures exigences de performance énergétique, qui pèsent de plus en plus sur la location et la revente (classement DPE, obligation d’audit énergétique pour les ventes de logements énergivores, etc.) ;
  • un levier supplémentaire pour sortir progressivement des équipements les plus énergivores ou les plus coûteux à l’usage.

Cette évolution réglementaire ne modifie pas directement vos obligations de DPE ou d’audit énergétique, mais elle facilite les travaux qui vous permettront d’améliorer la note de votre logement et de préparer sereinement vos futurs diagnostics.

4. Ce que vous pouvez anticiper dès maintenant pour vos travaux

L’arrêté s’applique aux opérations engagées à compter du 7 septembre 2026. Si vous avez un projet de changement de chauffage, c’est le moment de vous poser les bonnes questions et d’anticiper.

Vérifier la date de vos anciens travaux

Commencez par retrouver les documents de vos précédents travaux de chauffage :

  • si vos travaux ont été engagés à partir du 1er janvier 2021, vous êtes potentiellement dans le champ de la nouvelle règle, ce qui peut faciliter un nouveau remplacement ;
  • si vos travaux ont été engagés avant le 1er janvier 2021, vous ne bénéficiez pas de cette nouvelle souplesse, et il faudra examiner les conditions anciennes avec votre professionnel et votre fournisseur d’énergie.

Faire le lien avec votre DPE ou votre audit énergétique

Avant de vous lancer dans un nouveau système de chauffage, il est utile de :

  • regarder la note actuelle de votre DPE (diagnostic de performance énergétique) et les recommandations qui y figurent ;
  • si votre logement est classé F ou G, ou proche de ces classes, envisager un audit énergétique (bilan détaillé des travaux à faire) pour prioriser les actions les plus efficaces, dont le chauffage fait souvent partie.

Les travaux de chauffage facilités par ce nouvel arrêté peuvent vous aider à remonter de classe DPE, ce qui sera un atout pour louer ou vendre votre bien dans les prochaines années.

Se renseigner sur les aides CEE et les conditions actuelles

Le dispositif des CEE restant central dans ce changement, prenez le temps de :

  • vous informer auprès de vos fournisseurs d’énergie ou des plateformes d’aides sur les primes CEE disponibles pour le type d’équipement que vous visez ;
  • vérifier si votre futur équipement entre dans l’une des fiches d’opérations standardisées citées dans l’arrêté (BAR-TH-06, BAR-TH-07, BAR-TH-07-SE, BAR-TH-08, BAR-TH-09, BAR-TH-09-SE, BAR-TH-51, BAT-TH-01, BAR-TH-106, BAR-TH-107, BAR-TH-107-SE, BAT-TH-02, BAT-TH-01-GT, BAT-TH-02-GT, BAT-TH-49, BAT-TH-102) ;
  • croiser ces informations avec les autres aides possibles (sans inventer de nouvelles règles, gardez en tête que les dispositifs peuvent évoluer) pour optimiser le financement de vos travaux.

Conclusion : un cadre plus souple, à mettre au service de la performance de votre logement

L’arrêté du 4 septembre 2026, entré en vigueur le 7 septembre 2026, ne change pas tout du jour au lendemain, mais il rend plus simple le remplacement de nombreux équipements de chauffage fonctionnant avec un combustible, dès lors que les opérations sont engagées à partir du 1er janvier 2021 et qu’elles relèvent des 16 fiches CEE concernées.

Pour vous, propriétaire ou bailleur, c’est une opportunité de mieux planifier vos travaux de chauffage, d’anticiper l’impact sur votre DPE ou votre audit énergétique, et de profiter d’un cadre d’aides plus souple pour améliorer durablement la performance de votre logement. En vous faisant accompagner et en croisant diagnostic, choix du système et aides disponibles, vous mettez toutes les chances de votre côté pour un logement plus confortable, moins énergivore et plus valorisé sur le marché.

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